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Parmis l’enseignement dispensé dans notre dojo, figure le Ninjutsu du Bujinkan de Maître Hatsumi, mais aussi des cours de self défense en liens étroits avec la pratique du Ninjutsu. Le Ninjutsu étant pratiqué par certaines personnes à des fins d'autodéfense (suite à une agression par exemple), j’ai pensé utile de consacrer un article sur vos droits en matière de légitime défense. Voici donc un article de Pascal Cascales.
INTRODUCTION
Historique : les marchands du temple.
Rien n'est nouveau sous ce soleil et depuis longtemps la peur, sinon les peurs de toutes sortes, servent à certains à faire recette et à s'enrichir au détriment de leurs concitoyens chez qui ils entretiennent le nerf de leur commerce.
Le développement des moyens de communications et d'information a permis à tous de connaître ce qui se passait loin de chez eux et, souvent, la multitude de faits rapportés a fait oublier le pourcentage minime de ces faits dans les actes de la vie de tous les jours et a établi comme habituels des événements qui ne devaient leur publicité qu'au caractère exceptionnel de leur nature.
Ainsi la conjonction de la volonté bassement mercantile de certains d'entretenir chez le chaland le sentiment d'insécurité qui va justifier l'achat de leur produit et celle, plus légitime chez d'autres, d'informer en privilégiant le sensationnel qui va sublimer l'attention de l'auditeur, génère une recrudescence de la violence dans les esprits si ce n'est dans la vie.
Il est incontestable cependant que les dimensions des villes actuelles et la disparition de la notion de tissu social provoquée par un anonymat engendré par la multitude ont considérablement augmenté le sentiment de solitude et d'isolement des citadins en même temps que les faits constatés de violences crapuleuses ou gratuites.
Cette obsession de la violence et de l'insécurité se retrouve dans les conversations et les gestes de tous les jours : personnels et systèmes de sécurité de toutes sortes, dans les maisons, sur tous les véhicules, dans tous les lieux ou établissements publics ou privés, commerces, mises en garde permanentes à tous les niveaux de tous les responsables, sociaux, scolaires, associatifs...
Elle engendre un comportement qui, au lieu d'être un comportement sécuritaire est, paradoxalement, un comportement de plus en plus insécurisant, augmentant non pas l'aptitude à la réaction à une éventuelle agression mais la psychose de cette agression.
A cela s'ajoute la surenchère des productions littéraires ou cinématographiques qui, pour des raisons évidentes de succès et grâce à une maîtrise toujours plus grande dans ce domaine, conditionnent les spectateurs ou les lecteurs. Ceux-ci arrivent à intégrer comme plausibles, voire banales dans leur vie quotidienne, des situations de faits d'une brutalité inouïe qu'ils ne connaîtront heureusement jamais.
Ceci ne signifie pas que la violence n'existe pas dans notre société mais elle n'a pas ce caractère d'intensité et d'omniprésence que les marchands du temple veulent bien lui attribuer. Il n'en demeure pas moins que la vie moderne, si citadine, si impersonnelle, si folle, génère de plus grandes opportunités de situations d'agression et que les observateurs les plus optimistes ne prévoient pas d'amélioration dans un futur proche.
Cette violence n'est d'ailleurs pas une invention de l'industrialisation et des mégalopoles : l'homme a toujours eu en lui une part de violence, initialement nécessaire à sa survie et à la perpétuation de son espèce, et la civilisation a eu pour rôle, si ce n'est pour effet, de gérer, de maîtriser ou de canaliser cette violence. Elle n'a pu empêcher les débordements de cette part indéracinable de notre héritage génétique et ne saurait supprimer cet aspect de notre personnalité que l'instruction et l'éducation n'arrivent qu'à cacher ou domestiquer.
Cela est tellement vrai que dans toutes les sociétés du monde existent des coutumes, des règles, des lois destinées à contrôler les plus violents d'entre nous et à préserver les intérêts de tous et notamment du plus faible vis à vis du plus fort.
Ne pas connaître ces règles de vie en communauté c'est s'exposer à ne pas savoir où sont ses droits et ses devoirs et cela laisse la porte ouverte à toutes les rumeurs et précisément à la plus répandue qui consiste à penser qu'une victime ne peut se défendre sous peine de poursuites et qu'elle ne peut rien faire contre l'auteur d'une agression.
La première chose à connaître pour faire face à une agression est donc d'avoir une bonne connaissance des textes de loi régissant ce genre d'infraction et du comportement que tout citoyen peut et doit avoir devant l'auteur de tels faits.
CADRE JURIDIQUE
Art 122-5 du C.P.
N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de l'atteinte. N'est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l'exécution d'un crime ou d'un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu'un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dés lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l'infraction.
Art 122-6 du C.P.
Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l'acte :
1. - Pour repousser, de nuit, l'entrée par effraction, violence ou ruse dans un lieu habité.
Art 311-4 6°
2. - Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence.
Art 122-7 du C.P.
N'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même ou autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde la personne ou du bien sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace.
Art 73 du C.P.P.
Dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche.
COMMENTAIRES DU TEXTE DE LOI
Ce dont il faut être convaincu et imprégné en permanence :
Se défendre est un droit que démontrent les trois premiers articles énoncés ci-dessus mais c'est aussi un devoir, comme le démontre l'article 73 du C.P.P., de s'opposer, s'il le faut par la force et en mettant en jeu la santé de son agresseur, à la commission d'une infraction.
Il est faux de croire qu'un agresseur aura toujours gain de cause si la victime lui crée des dommages en voulant lui échapper et s'il la traîne en Justice en réparation de ces dommages.
La jurisprudence quotidienne prouve la clairvoyance des Magistrats dans ce domaine et l'esprit de logique et de sens humain qui les animent dans leur jugement. Ils gèrent parfaitement les conditions psychologiques qui entourent les situations d'agressions et comprennent les excès qui peuvent être faits par la victime et causés par la peur.
Par contre, les textes de Loi rapportés précédemment sont clairs : la riposte à une agression inévitable doit être immédiate et proportionnelle à l'attaque subie, évidemment dans la mesure du possible...
En clair, les textes écartent toute idée d'acte de défense décalé dans le temps et donc de vengeance ainsi que toute notion de punition ou de correction. Ainsi, si un homme reçoit une gifle dans un bar par un inconnu, le législateur comprendra que la victime repousse son agresseur pour ne pas recevoir ce coup, quand bien même il se blesserait dans la chute ainsi occasionnée par ce geste de défense.
Ce même législateur n'admettra pas que la victime atteinte par la gifle se venge en revenant quelques instants plus tard pour rendre cette gifle... ou riposte, sur l'instant, en rossant copieusement l'auteur de la gifle ou en le frappant avec une arme de quelque nature qu'elle soit, opposant à l'attaque une riposte complètement disproportionnée par rapport à l'agression subie.
Pour tous ceux qui trouvent scandaleux que la personne surprise par la gifle soit obligée d'accepter celle-ci une fois qu'elle la reçut, il est bon de préciser qu'il existe un arsenal juridique permettant d'obtenir réparation de l'outrage ou du dommage et que ce moyen, s'il n'est pas instantané, est parfaitement efficace contrairement à nombre d'idées reçues.
Même s'il peut paraître difficilement supportable de ne pas effacer immédiatement le sourire narquois et humiliant de l'auteur de la gifle par une riposte musclée, on ne peut concevoir de s'opposer à une personne démunie de sens civique et moral en adoptant son comportement et en se coltinant avec lui comme un malandrin.
L'objet de cette étude n'est d'ailleurs pas de générer des émules de héros de WESTERN mais d'opposer une résistance efficace à une attaque injuste et gravement traumatisante. Une fois de plus, la notion de légitime défense a été créée pour pallier l'absence des secours qui ne peuvent être présents au moment de toutes les agressions et pour s'opposer à la réalisation de celles-ci.
UTILITE ET OPPORTUNITE DE LA DEFENSE
Poser la question c'est déjà y répondre car la seule réponse sensée et rationnelle à une agression est d'éviter celle-ci. C'est ainsi que l'on peut affirmer que 99 % des réponses à une attaque sera la gestion de cette attaque avant et pendant en évitant tout contact et tout conflit physique.
Cela peut sembler une évidence et nombreux sont ceux qui penseront qu'il n'est pas besoin d'être spécialiste pour arriver à ce genre de conclusion.
Or, l'étude du comportement des victimes, et notamment par la lecture de leurs dépositions de témoignage ou de plainte contre les auteurs de violences, permet de déduire que ces personnes, qui peuvent être nos proches ou nous-mêmes, ne font pas grand-chose pour se mettre à l'abri d'une agression, que ce soit en amont ou au coeur de celle-ci.
Cela nous conduit tout naturellement à envisager les différentes options de réponse d'une victime face à une agression. Elles sont au nombre de quatre :
a) la fuite
b) les refuges
c) la négociation
d) la résistance
e) enfin, la solution optimale : la gestion en amont. EVALUATION DE L'OPPORTUNITE DES DIFFERENTES OPTIONS # a) La fuite
Elle doit représenter 90 % des possibilités de réponse à une agression. Elle doit rester la seule riposte raisonnable à une attaque injustifiée. Or, trop souvent, la fuite est condamnée par la morale comme étant la cristallisation d'une peur méprisable et la preuve d'une couardise bien cachée en temps normal.
Cela est d'autant plus regrettable et stupide que dans une agression intervient la notion de survie et non pas de duel et que c'est ce comportement machiste qui est à l'origine de l'enferment des victimes dans une situation d'orgueil parfaitement suicidaire qui les met à la botte du ou des agresseurs.
Eviter le contact physique et s'éloigner du lieu et des auteurs de l'agression est de toute évidence la première réaction logique à avoir : c'est le réflexe de base des animaux de toutes sortes, dont nous ne sommes qu'une espèce, de se mette à l'abri du danger et de s'en écarter.
Ce comportement s'adresse d'ailleurs également aux personnes susceptibles de pouvoir se défendre. En effet, même un sportif rompu aux techniques de combat et ayant l'assurance de pouvoir rosser le ou les roquets accrochés à ses basques, n'aura aucun intérêt à déclencher un conflit ouvert car même après une victoire éclatante sur l'adversaire, il lui sera très difficile de retrouver un calme et une jovialité lui permettant d'apprécier la soirée qu'il avait débutée avec des amis et qui était destinée à le faire décompresser et à lui faire oublier les tracas de la vie de tous les jours.
Une chose est sûre : même battu, neutralisé, voire humilié, l'agresseur sera arrivé à ses fins : entrer dans votre vie.
Si c'est pour échapper à un traumatisme grave ou à un vol, il est concevable de prendre des risques ; mais, très souvent, c'est uniquement par peur du qu'en dira-t-on que la victime d'une agression refuse d'éviter l'affrontement et de prendre toutes les dispositions qui vont lui permettre de se mettre à l'abri.
Souvent la peur de courir et d'être mal jugée l'emporte sur l'instinct de conservation. C'est pourtant le meilleur moyen de mettre un attaquant dans une situation qui d'abord, ne lui permet pas de commettre son forfait et l'expose ensuite à des risques d'interpellation d'autant plus grands que sa tentative s'étale dans le temps et dans l'espace.
Loin d'être un réflexe de peur condamnable, la fuite doit être la réaction la plus appropriée à une agression. Elle ne signifie pas pour autant la soumission à une attaque injuste car la riposte la plus judicieuse à un agresseur est de prévenir immédiatement les services locaux de lutte contre la criminalité ( en faisant le 17 ), en communiquant tous renseignements susceptibles de permettre son arrestation et de le conduire devant les juridictions compétentes.
Là encore, rien ne vous oblige à rencontrer le délinquant autrement qu'à travers une glace sans tain et des dispositions légales ont été prises pour que celui-ci ne puisse pas connaître le domicile de ses victimes ou des témoins.
Il est donc faux de croire que ces derniers feraient l'objet systématiquement de menaces. Ce genre de pression sur les acteurs d'un procès est très sévèrement puni par la LOI. , souvent plus durement d'ailleurs que l'infraction initiale. C'est, de toutes façons, un cas de figure très rare en regard des infractions traitées et cela est bien compréhensible.
En effet, autant le délinquant pourra tenter d'impressionner sa victime avant ou pendant l'agression, autant, une fois interpellé, il perdra immédiatement de sa superbe quand il entrera dans le moule du système judiciaire où il se retrouvera seul face à l'appareil répressif et à son avenir.
Les menaces de matamore qu'il adresse donc souvent à ses victimes et aux témoins sont destinées justement à couvrir ses arrières et à maintenir ses interlocuteurs dans un contexte de peur pour éviter les conséquences pénales de son geste, un peu comme la dernière tirade d'un acteur sortant de scène.
Mais si la fuite est la formule idéale pour s'éloigner physiquement de l'attaquant, elle peut ne pas s'avérer suffisante si ce dernier poursuit sa victime. Il convient donc de courir mais de le faire dans des directions précises pour ne pas se retrouver dans un coin plus isolé que celui que l'on vient de quitter ou dans une impasse.
Or, l'observation de notre univers vital comme des procédures diligentées pour des faits de violences, crapuleuses ou gratuites, nous conduit à constater qu'il existe de nombreux refuges où les victimes, par affolement ou manque de réflexe, n'ont pas su se rendre.
# b) les refuges
Nous avons tous en tête des souvenirs de film où la victime apeurée se dirige vers un parking souterrain, se cache dans un renfoncement d'escalier, sous une voiture, dans un placard, pour tenter d'échapper à un tueur psychopathe à l'allure encore plus inquiétante que la musique qui l'accompagne et qui se promène en portant ostensiblement et en toute impunité une hache impressionnante ou un couteau de boucher ensanglanté aux dimensions incroyables.
Ce scénario, pour classique qu'il soit, n'est pas éculé et nombre de victimes affolées ont choisi la pire des directions le jour où elles ont été agressées. La lecture de leurs plaintes et l'étude du lieu de l'agression le prouvent.
Dans ce domaine comme dans bien d'autres, il existe des règles : toujours aller vers la lumière plutôt que l'obscurité, vers la foule plutôt vers le lieu désert, vers la surface plutôt que vers le confinement.
Ecartons immédiatement les lieux évidents comme les locaux des services de secours de toutes natures, Police, Gendarmerie, Pompiers, administrations diverses, qui très souvent ne sont pas si éloignés que cela des lieux d'une agression.
Envisageons tous les commerces, de quelques natures qu'ils soient, qui en milieu urbain sont légion quelle que soit la situation géographique d'une personne.
Même si la majorité de ces commerces sont fermés la nuit, il en est toujours qui restent ouverts: bars, boîtes de nuit, sandwicheries, boulangeries, stations taxis...
Il parait peu vraisemblable qu'un agresseur poursuive sa victime à l'intérieur d'un commerce où le responsable, sans parler des clients, même s'il n'est pas enchanté de s'interposer, se dépêchera d'alerter les secours, autant par sens civique que pour se préserver lui-même ou pour préserver son investissement et sa clientèle.
Même en présence d'un tenancier exceptionnellement veule ou dénué de sens civique, le fait de taper sur une porte vitrée d'établissement en appelant au secours, finira par donner un résultat, soit en interpellant une personne qui finira par intervenir ou donner l'alerte, soit en effrayant le délinquant qui préférera abandonner son coupable projet plutôt que de risquer une arrestation justifiée.
L'abandon d'une agression par son auteur est conditionné par la peur du gendarme mais aussi par la disparition de motivation initiale comme la méchanceté pure et gratuite ou l'appât du gain. S'il est difficile d'influer sur la première motivation autrement que par la peur ou la douleur, il est plus facile de gérer la violence générée par la volonté coupable d'un voyou d'acquérir un bien : ...tout simplement en cédant ce bien.
# c) La négociation
Cette solution, pour surprenante qu'elle puisse paraître, entraîne une mise au point et deux réflexions :
Tout d'abord, pour ceux, nombreux, qui ne manqueraient pas d'être surpris par cette attitude de soumission à un voleur, nous reprendrons la mise au point faite au début de cette étude : notre but est de sortir le plus indemne possible d'une attaque injustifiée et non pas de jouer les redresseurs de tort de cinéma en rossant systématiquement les voleurs.
D'autre part et dans le même esprit, il apparaît ridicule et suicidaire de résister jusqu'au bout à la soustraction frauduleuse d'une valeur en s'exposant à des blessures qui, après analyse, engendreraient un traumatisme bien supérieur à la perte du bien convoité.
Il ne s'agit pas de ne pas résister à un vole l'auteur de violences crapuleuses, l'argument le plus significatif autant que caricatural est celui fourni par le sac de ces dames...
En effet, il faut avoir pris une plainte de vol de sac à main et en avoir dressé l'inventaire, pour comprendre à quel point il peut nous arriver de prendre des risques inconsidérés en emportant sur nous des tas de documents administratifs aussi précieux qu'inutiles sur le moment.
Une femme qui fait ses courses, même si son sens civique la pousse à avoir de quoi justifier de son identité, n'a certes pas besoin d'emporter dans son sac sa Carte Nationale d'Identité, son passeport, son permis de conduire, les papiers de son mari, de ses enfants, leurs carnets de santé, le livret de famille, les carnets d'épargne de toute la famille, une carte bancaire, voire plusieurs, un carnet de chèques, tous les trousseaux de clefs, et que sais-je encore...
Tous les fonctionnaires affectés à la lutte contre le crime savent que cette description est loin d'être exagérée et qu'elle est même bien souvent éloignée de la réalité tant les sacs de ces dames ressemblent à des tonneaux des DANAIDES en matière de documents officiels et de modes de paiement.
En conclusion, en ayant que le nécessaire ou l'indispensable à défendre, on a plus de chance de le sacrifier pour éviter un mauvais coup.
Une fois de plus il ne s'agit pas de soumettre immédiatement à une demande crapuleuse mais, dans une situation extrême de danger, de préserver sa santé et celle de ses proches.
Il existe bien sûr un moyen efficace et quasi instinctif de retourner une agression et de la maîtriser, au moins jusqu'au moment où l'on pourra prendre la fuite, c'est le dialogue.
Cette solution n'est pas si désuète et inefficace qu'il pourrait le sembler de prime à bord. S'il est vrai que, souvent, une agression est très rapide et ne permet qu'une réaction de violence ou de fuite, surtout lorsqu'il s'agit de violences accompagnant un vol, il est des cas comme le viol ou les agressions dans des endroits très isoléet d'homme respectable et devient un prédateur à qui nous n'avons aucun compte à rendre.
C'est d'ailleurs ce comportement de fauve féroce et sans pitié qui, une fois épuisées les tentatives de négociations, nous contraindra, trop souvent, à lui résister physiquement par tous les moyens. Mais là aussi, avant de prendre le risque d'un engagement physique dont les paramètres ne peuvent pas toujours être maîtrisés, il convient de tenter une nouvelle fois d'éviter le contact en faisant fuir notre attaquant. Il existe deux sortes de solution pour cela :
1. la douleur par des techniques physiques,
2. la dissuasion en donnant l'alerte.
Nous allons donc, en premier lieu, faire un tour d'horizon des moyens qui permettent d'alerter les secours, en sachant que cette liste n'est jamais exhaustive et c'est dans ces circonstances de conflit que, depuis le début du monde le cerveau humain a acquis ses lettres de noblesse par sa faculté d'adaptation.
# d) La résistance par :
a) ALERTE : cris ou alarmes :
b) Préambule : Avant de faire le tour des moyens de donner l'alarme, il convient de s'imprégner de la nécessité de le faire.
En effet, en étudiant le comportement des victimes d'agression, il est déroutant de constater à quel point peu d'entre elles ont le réflexe d'appeler du secours.
Cette attitude ne s'explique pas seulement par une paralysie des cordes vocales dues au traumatisme de l'agression.
Il semblerait que notre civilisation ait atrophié ce réflexe naturel d'appel à l'aide et que l'agressé recule jusqu'au dernier moment ce qu'il considère comme une attitude honteuse.
On en revient toujours à cette attitude machiste stupide qui consiste à confondre le comportement d'un combattant sur un ring ou un tapis dans un affrontement librement consenti et protégé par un règlement et celui d'une victime qui subi l'agression d'un inconnu dans un endroit et à un moment qu'elle n'a jamais choisis.
Dans le premier cas effectivement on ne pourrait comprendre une attitude timorée de refus de combat chez un combattant inscrit volontairement dans un combat et préparé pour celui-ci.
Par contre, un citoyen tranquille et pacifiste rentrant csonnettes d'allée, commerces
2. ROUGHT AND TRUMBLE
3. TECHNIQUES PHYSIQUES
- Avant-propos : assimilation de principes plus que de mouvements.
- Dégagements : saisies de poignets, de face et en inversé, saisie au cou, aux cheveux, de taille de face et de dos, des deux mains par devant et par derrière, en salut de bûcheron.
- Projections.
- Percussions : les armes et les cibles
- Combat au sol : de protection en position foetale, de défense en cas de viol ou de poursuite d'agression au sol, par utilisation de techniques de dégagement ou traumatisantes.
- Utilisation d'objets usuels :
* En armes :...voitures, clés, stylos, antennes de radio voiture, talons, parapluie, essuie-glace...
* En défense :...voiture, poubelle, monument, porte...
* Recherche personnelle ludique au calme pour intégrer.
L'idéal : la gestion L'indien dans la ville : avant, éveil et assimilation de l'environnement et sa gestion. # e) TECHNIQUES MENTALES
1 - Eliminer les parasites mentaux, les croyances, les bruits de couloirs
2 - Gérer ses démons: les neutraliser pour faire face uniquement à l'agresseur
3 - Importance de l'état d'esprit : avant, pendant, après
4 - Importance de la détermination : pendant
5 - Syndrome de la femme violée : après donc avant...
6 - Gestion de la peur, de la douleur : pendant
7 - La peur dans l'action: une alliée naturelle mais un luxe hors de prix
8 - Utilisation de ses sentiments, peur, surprise, colère...
9 - Et de ceux de l'agresseur, peur, précipitation, fébrilité, crainte d'être pris : pendant
10 - Techniques de sophrologie : avant, pendant, après.
CONCLUSION
# Pas de profil congénital de la victime mais un état d' # esprit évoluable et modelable.
# L'idéal : anticiper, prévoir, gérer, observer
# Pas une psychose, un état d'esprit
# Assimilation et gestion d'un danger potentiel, pas d'une chimère ou d'un fantasme
# Agression : circulation, ni plus ni moins
# Ne pas accepter l'injustice. ecrit par Pascal Cascales
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