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Le Tameshi-geri, aussi appelé Batto-do ou Batto-geri est l'art de l'entrainement à la coupe. On retrouve cette pratique dès l'ère Kamakura (XIII - XIV°s), d'abord sur des condamnés à mort, puis sur différents matériaux (botte de paille,casques,lames...): cela permettait de définir la qualité d'un sabre, les exploits étant gravés sur la soie de la lame (certains pouvaient couper jusqu'à 7 corps superposés!). De nos jours la coupe se fait sur des bottes de paille de riz qui ont trempées 2 jours durant dans l'eau (on peut utiliser un substitut peu cher comme des nattes de plages en paille de riz, que l'on roule et que l'on resserre avec de la ficelle suivant plusieurs noeuds coulants): cette méthode est la facon traditionnelle d'imiter un membre humain (en terme de consistance et de résistance); l'idéal est de rajouter un bambou vert au milieu de la botte pour simuler un os.
La coupe permet de mettre en application les postures et mouvements du sabre avec un contact presque réèl de part la résistance du matériau et l'attitude à avoir puisque l'on travaille avec une vraie lame. Cela ne reste néanmoins qu'un exercice à faire de temps en temps en complément de l'étude du sabre, la cible ne bougeant pas.
Généralement on travaille crescendo dans la difficulté des coupes: Kessa Kiri, Do Kiri, Gyaku Kessa Kiri; on commence à deux mains (Ryote) puis à une main (Katate). On peut ensuite travailler l'ensemble des mouvements de Iai Jutsu: dégainage (Nukitsuke), coupe (Kiri), essuyage du sang (Chiburi - qui prend sa dimension ici car la lame est souillé de débris de paillon), rengainage (Noto) avec l'attitude (Zanshin) à avoir comme si le paillon était un adversaire réèl. Enfin on peut travailler avec différents sabres (Katana, Shinobi Gatana) pour appréhender les différentes distances et poids de l'arme; quand on y arrive bien on peut travailler en déplacement, sur des lancers de bout de paillon à trancher au vol, sur de multiples nattes; les possibilités sont infinies. La technique (qui est globalement la même dans beaucoup d'école de sabre) prend toute sa dimension ici car impossible de couper correctement si le mouvement n'est pas parfait:
tenir correctement le sabre (suivant la ligne de vie des mains, les deux derniers doigts du bas de chaque main qui travaillent, la main droite juste en dessous de la Tsuba c'est elle qui dirige, la main gauche juste au dessus du Kashira c'est elle qui donne le coup) garder un angle constant donner suffisemment de force avec tout le corps (hanches, bras, le Kiai peut aider ici pour ancrer le mouvement) et pas seulement couper avec les bras être protégé derrière sa lame (pas de jambe avant la retombée de lame et pas de lame hors du champ de vision) et avoir une posture (Kamae) stable et ancrée.
avoir la bonne distance pour couper avec le Mono Uchi (10 derniers centimètres de la lame, partie la plus tranchante) bras détendus et non collés au corps.
(Il est par exemple assez intéressant de constater que frapper en Shomen Kiri de toutes ses forces sans aucnue technique sur un bout de paillon horizontal ne fait qu'entamer superficiellement le matériau; la lame rebondit presque dessus).
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